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Get Out : Malaise au pays du racisme

 

Lorsque l’on parle de film d’horreur et qu’on y ajoute le mot « malaise », on pense forcément au sang, à la violence physique mais plus rarement à une violence morale.

« Get Out » est un film qui va vous mettre particulièrement mal à l’aise parce que c’est à l’intérieur de vous que se trouvera la violence que vous pensiez trouver à l’écran.

L’histoire pourrait être banale : Chris est invité à passer un week-end dans la famille de son amie Rose laquelle n’a pas mentionné à sa famille qu’il est noir. Mais voilà, rien ne se passe comme prévu et l’angoisse se distille de plus en plus jusqu’à son apogée violente.

Voix doucereuses, propositions amicales mais forcées, comportements étranges, lavages de cerveaux, les invités de ce fameux week-end qui se prétendent non-racistes sont en réalité bien plus monstrueux qu’ils le paraissent. Les quelques noirs présents n’étant pas en reste.

Ce qui m’a le plus choquée dans ce film c’est qu’en réalité chacun des gestes et faits des protagonistes, au fond, sont en quelque sorte une loupe de nos propres préjugés et là on se demande qui on est réellement au final et est-ce qu’on ne pourrait pas être sous certaines conditions (après tout il y a toutes sortes de racismes) être aussi monstrueux.

L’autre point important c’est que le racisme dans « Get Out »  n’est pas celui qu’on imagine. Ce n’est pas un racisme « séparatif », bien au contraire. Ce que les gens veulent, dans ce film, c’est justement une union, une intégration, une assimilation, une disparition des différence et on ne peut s’empêcher de se demander, surtout dans le contexte actuel, si ce n’est pas là, justement, le pire des racismes : celui qui refuse aux gens d’exprimer leurs différences justement pour « lutter contre le racisme »….

Si vous voulez voir un film qui, pour une fois, ne vous noiera pas dans l’hémoglobine mais vous retournera tout de même les boyaux je vous conseille de vous précipiter sur ce chef-d’œuvre.

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