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La fille de Kali de Celine Denjean : un polar à vous faire perdre la tête

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La fille de Kali La fille de Kali de Celine Denjean : un polar à vous faire perdre la têtepar Céline Denjean
édité par Marabout le 28 septembre 2016
Pages: 486
Ce livre peut ne pas être adapté à tous les publics

Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l'objet d'une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?

Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…

Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide, mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…

Alors c’est simple. Il faut l’acheter. Point. Fin de la Critique.

« Ah non Ciena ! Pas toi hein ? ».

Je vous rassure. Comme le disait un auteur si « gentiment », je garde mon mordant.

Bref, quid de ce livre ?

En premier lieu, sachez-le, c’est un pavé de 480 pages mais l’auteure a très intelligemment découpé les chapitres  qui font deux à cinq pages maximum. Chaque chapitre ajoute une pièce à l’intrigue, comme ces puzzles à énigmes si populaires de nos jours.

Ainsi, si comme moi, vous lisez votre livre « par petit bout » en fonction de vos occupations, vous ne le refermez pas frustré au milieu d’une action par exemple. Mais, même si Céline Denjean a tout fait pour que vous lisiez son livre comme on déguste un met gastronomique, 480 pages ou pas, la dernière tournée donne une sensation d’histoire trop courte et qui aurait pu être encore plus développée, surtout concernant la psychologie des personnages et les mobiles des meurtres.

« La fille de Kali » est un polar. Á la base, donc, nous avons la police contre un meurtrier (souvent en série). Dans ce livre vous découvrez l’histoire de trois enquêteurs n’ayant aucun lien entre eux et chacun sur un meurtre différent. Chaque chapitre suit alternativement le déroulement de l’enquête d’une de ces trois personnes et, de temps en temps, comme si l’auteur voulait nous « dépayser », nous retrouvons un chapitre sur l’histoire d’une petite fille vivant en Inde.

Bien sûr tout cela n’est qu’une illusion et très rapidement chacune de ces enquêtes et cette histoire s’imbriquent pour vous faire découvrir le fin mot d’une réalité sanglante et, oh combien, bien écrite, qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Même si vous pensez savoir qui est le coupable, vous ne comprendrez vraiment toute l’histoire et les motivations que réellement à la fin du livre ou presque car, là aussi, Céline Denjean, qui semble bien connaître ses lecteurs, a évité de tout donner à la dernière page (donc inutile de vous précipiter dessus hein bande de petits malins !).

J’ai adoré la dose homéopathique d’humour que l’auteure a instillé dans ses personnages et spécialement dans le nom de famille de certains d’entre eux (je vous laisse trouver lesquels, d’ailleurs je ne suis pas sûre d’avoir trouvé toutes les pépites). J’ai aussi beaucoup apprécié que chacun des enquêteurs ait sa propre identité et un langage bien distincts et proches de leur personnalité.

Je soupçonne Céline Denjean d’adorer jouer au chat et à la souris avec ses lecteurs, car même les petits détails, comme par exemple l’identité de l’indic de la journaliste, ne sont distillés qu’au compte-goutte de façon à avoir une succession de mystères à résoudre à la façon de poupées russes. Ce qui rend ce livre proprement addictif.

Enfin, ce qui n’est pas souvent pour un polar, l’histoire est soutenue par un gros travail de recherche documentaire.

Alors qu’est-ce que je lui reproche au juste ?

Deux choses :

Je met une étoile pour l’histoire originale.

Une étoile bien méritée pour l’écriture non seulement concernant la découpe en chapitres mais aussi le style qui est réellement excellent. Le jeu avec le suspense en fait un livre totalement addictif.

L’étoile des personnages est aussi totalement méritée. Chacun des héros de l’histoire est juste tant dans le langage que dans la personnalité.

Je met une étoile pour le livre. Il fait tout de même 486 pages et pour être honnête je l’ai tordu dans tous les sens. Pourtant la lecture a été totalement confortable, le livre est resté en très bon état et la couverture, simple au demeurant, en donne un peu sans rien dévoiler.

Finalement c’est simple. Il faut l’acheter. Point. Fin de la Critique.

« La fille de Kali » est le second livre de cette auteure. Je ne l’ai pas su sur le moment, l’éditeur n’ayant publié que celui-ci. Du coup je ne peux pas dire si son style d’écriture s’est affermi dans le temps mais vu cet opus, je vous conseille de la surveiller de près si le polar est votre genre de prédilection.

 

 

 

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