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Le diable sur les épaules de Christian Carayon : meurtres et superstition

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Le diable sur les épaules Le diable sur les épaules de Christian Carayon : meurtres et superstitionle 13 juin 2013
Pages: 544
Ce livre peut ne pas être adapté à tous les publics

Au cours de l'année 1924, un village isolé des montagnes tarnaises et menacé d'extinction est le théâtre de plusieurs assassinats atroces. Déjà les langues se délient et certaines superstitions ressortent... Malgré tout, la jeune institutrice Camille refuse de céder à ces croyances d'un autre âge et appelle à la rescousse son ami d'enfance. Cet ancien criminologue, connu pour ses enquêtes autour du paranormal et qui ne voit dans ces morts suspectes que des crimes perpétrés par la main de l'homme, va mener l'enquête à sa façon... mais l'assassin l'a positionné sur son échiquier diabolique. Tout n'est désormais que tactique et manipulation.

1924, la Vitarelle du Theron, village rude des montagnes Tarnaises. Isolé, froid, brumeux, entouré de forêts, de grottes,… Voilà pour le décor de ce roman qui nous plonge de suite dans l’ambiance de l’entre deux guerres. On suit d’abord une courte partie de l’adolescence de Martial de la Boissière en particulier sa rencontre avec Charles Purseau, père de Camille, professeur dans son lycée qui deviendra ensuite une sorte de mentor pour cet homme. La vie fait que leurs chemins se séparent, avant de se rejoindre à la mort de Charles. Replongé dans son passé, il est ensuite appelé à l’aide par Camille suite à la mort d’un homme, retrouvé en bas d’une falaise, sûrement assassiné.

Martial vient alors enquêter dans le village mais les meurtres commencent à s’enchaîner. Aidé d’Edouard (le fiancé de Camille), ils se lancent dans les recherches qui avancent au fur et à mesure que les meurtres se produisent, ne semblant touchés qu’une seule famille du village. Devant l’absence d’indice on commence à penser à des phénomènes paranormaux, mais Martial présente une autre piste. Réussira-t-il à stopper le meurtrier dans sa folie ?

Christian Carayon nous immerge complètement dans son univers, il décrit avec force de détails le village et les personnages afin que le lecteur puisse se plonger dans l’ambiance très noire du roman. Cela nous permet aussi de nous attacher plus ou moins à certains personnages (pour ma part Camille, mais peut-être aussi car son âge et proche du mien) et d’avoir envie de savoir comment ces personnages vont évoluer au cour du récit. L’histoire est bien ficelée, particulièrement glaçante au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture du roman. Le twist final (absolument nécessaire pour un bon polar) est tout à fait inattendu et m’a beaucoup plu (alors que je lis énormément de polar et j’ai tendance à trouver rapidement les fins des récits).

L’écriture est excellente et particulièrement adaptée à la période où est censé se dérouler l’histoire. Les détails apportent de la texture aux descriptions et facilitent la projection du lecteur dans l’univers et dans les histoires propres aux petits villages de montagnes. La fluidité de l’ensemble rend la lecture facile et très agréable. C’est un roman qui se lit relativement rapidement malgré ses 544 pages (359 sur la version numérique) et qui d’après moi est à lire si vous aimez les polars se déroulant dans des époques différentes de la nôtre, si vous aimez les romans sombres où le côté psychologique est important.

*J’ai réellement apprécié la lecture de ce livre (qui correspond tout à fait à mon genre de lecture habituelle), et j’ai eu un vrai coup de cœur pour l’écriture de Christian Carayon. Il s’agit d’un roman de 2013, l’auteur ayant écrit deux autres romans en 2014 et 2016 que je vais essayer de lire rapidement pour voir si l’essai a été transformé lors de l’écriture des autres récits. A lire, et surtout à partager sans modération !

Originalité : * (nous emmener dans l’entre deux guerre est une bonne idée)

Ecriture : * (fluide, parfaitement adaptée à l’époque de l’histoire)

Personnage : * (personnages attachants, coup de cœur pour Camille)

Recommandé : *

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